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L'echelle de Cluny

Le festival Allela terminé, nous reprenons la route après une semaine chargée en émotions. De merveilleuses rencontres, des idées en pagaille, un avant goût de la vie en communauté, de l’autogestion… tant de choses que nous ont apporté ces quelques jours à Avermes et qui nous incitent à planifier un second passage l’année prochaine.

Lancés à nouveau sur les routes, c’est en direction d’Azé que nous nous élançons. Un petit crochet pour une visite familiale dans le Mâconnais. Requinqués par notre trêve cycliste de ces derniers jours, nous nous sentons pousser des ailes. Nous voyons loin, très loin, peut-être trop loin. La France n’est pas le plat pays de Brel et une erreur de parcours sera là pour nous le rappeler. Nous avions pris soin de planifier notre parcours en prenant compte le déniveler mais notre GPS nous joue un mauvais tour. Changeant l’itinéraire en cours de route, il nous fait dévier de notre trajet initial et nous dirige vers la ville de Cluny. Un changement d’itinéraire dont nous nous rendons compte bien trop tard, mis au pied du mur (l’expression prend ici tout son sens). 10 km nous séparent d’Azé mais surtout une côte, terrain de jeu des cyclistes sadomasochistes de la région. Les montées se sont succédées toute la journée et ce nouvel obstacle impromptu qui se dresse devant nous achève notre moral. Il nous faudra plus de deux heures pour en venir à bout, sueur au front, nerfs à vif et à bout de souffle. Cette étape devient pour l’heure la plus difficile que nous ayons eu à traverser et nous la rebaptisons « échelle de Cluny » : instrument de mesure pour quantifier l’effort physique et moral d’un parcours.

Quelques jours de repos à Azé nous font le plus grand bien pour remettre en état nos jambes traumatisées. En route cette fois pour rejoindre Lyon, nous nous offrons l’expérience d’un bivouac plein de culot en bord de Saône. Au pied de la ville de Mâcon avec vue sur l’ancienne ville, nous plantons notre tente au bord de l’eau, site d’exception pour un coucher de soleil sur la capitale du Mâconnais.



Un petit détour par l’Ain nous permet de profiter du calme du paysage rural avant de rejoindre la capitale des Gones.



Nous arrivons finalement à Lyon, ville que nous avons quittée quelques années en arrière pour commencer notre vie de nomade. Hautes tours, circulation dense, nuage de pollution, tant de choses qui nous sautent à la vue aujourd’hui et dont nous faisions pourtant abstraction auparavant. La ville aurait-elle changé ou bien est-ce notre façon de la regarder qui a évolué ?




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